En chemin d’Awassa à Davos… la puissance réconciliatrice de l’arbre – par Tristan Lecomte

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En chemin d’Awassa à Davos… la puissance réconciliatrice de l’arbre – par Tristan Lecomte

Présentation
Dans tous les pays où nous plantons, des plus pauvres comme à Awassa en Ethiopie, jusqu’aux plus riches comme en Suisse à Davos, partout, les arbres continuent de nous impressionner par la magie de leurs multiples bénéfices. Ils permettent en Ethiopie de réduire les phénomènes d’érosion en amont des zones de production de café et de diversifier les revenus des producteurs agricoles mais ils ont aussi le pouvoir de réduire les risques d’avalanche pesant sur le Centre des Congrès qui héberge le Forum Economique Mondial à Davos.

Naviguer ainsi de l’Ethiopie à la Suisse, et à travers les 40 autres pays où nous plantons, n’en finit pas de nous faire prendre conscience du fossé abyssal entre Awassa et Davos.


On est frappé par le manque de moyens d’un côté : des petits producteurs de café qui gagnent 1 à 2 dollars par jour pour couvrir les besoins de leur famille étendue, et qui sont touchés de plein fouet par des dérèglements climatiques de plus en plus fréquents venant détruire leurs cultures, alors qu’ils n’ont aucun moyen d’y faire face. D’autant que ces petits producteurs, avec une empreinte carbone par personne qui tourne autour de 100 kilos de Co2 par an, ne sont en rien responsables de ces dérèglements.

De l’autre côté, le Forum Economique Mondial réunit chefs d’Etats et de grandes entreprises par milliers, dans un pays où le salaire minimum est de 3 000 euros par mois et l’empreinte carbone de 10 à 20 tonnes de Co2 par habitant et par an. Un pays comme la Suisse est comparativement moins touché par les dérèglements, et le gouvernement, comme la population, a des moyens technologiques, financiers et humains, pour mieux y faire face qu’en Ethiopie.

On constate ainsi de manière très concrète que le changement climatique est avant tout une question de solidarité internationale.

Ou bien on peut rester convaincu qu’un autre monde est possible, solidaire, empathique, engagé, naturel, ouvert, inspirant… c’est le choix de la non-dualité : une posture d’engagement mais qui évite de juger, de chercher les coupables et de s’enfermer dans une vision unilatérale, pour dépasser notre condition humaine, s’élever vers un idéal, redonner du sens à chacun de nos gestes, qu’ils soient de consommation, citoyens ou professionnels.

« La pluie tombe sur toutes les feuilles de la forêt » nous enseigne un dicton traditionnel Thaïlandais. La Nature est non-duale par essence et nous invite à adopter, par biomimétisme, cette posture que nous apprennent les arbres, qui sont là pour nous protéger tous, sans distinction.

Nous sommes tous des Donald Trump si nous nous engageons dans la dualité, quel que soit notre camp. Nous sortons de la Nature.

Nous sommes tous des Gandhi et des Mandela en devenir si nous nous engageons pour la Nature, la voie de la non-violence et de la non-dualité.

Au fond, et si PUR Projet et les plantations d’arbres n’étaient rien d’autre qu’une invitation à se réconcilier avec la Nature, avec les Hommes et avec Soi-même ?

Bienvenue dans un nouveau monde, porté par la puissance réconciliatrice de l’arbre !
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